Deuxième étape : l'entoilage

Alors là autant être franc pour des novices deux options: la première on choisit de réaliser son entoilage soit même et avant de commencer stage obligatoire chez un professionnel de l'entoilage pour apprendre à poser la toile avec achat de CD-rom etc... ou alors on choisit l'option entoilage posé usine.

Ce qui me fait dire ça c'est que nous nous avons réaliser l'entoilage nous même sans avoir suivi de cours, mais avec les conseils de notre instructeur qui en avait déjà fait ! Bref nous sommes partis à l'aventure et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on en a bavé.
Pour ne rien arranger notre colle avait du prendre un coup de froid pendant la nuit qu'elle a passée dans le camion de transport. Elle avait perdu la plupart des qualités que l'on lui demandait (la colle doit passer a travers la toile et être relativement liquide avec le diluant, et elle doit coller bien sur ! Et bien la notre ce n'était pas super ! Face au doute on a racheté de la colle et c'est allé tout de suite mieux mais cette étape est particulièrement longue et délicate.

En outre, utiliser une colle viciée pour maintenir la toile des ailes n'est probablement la meilleure des choses.

En fait, par peur que cela ne tienne pas, on enveloppe trop les pièces, (notre dérive est toute enveloppée) ce qui est bien inutile car lorsque l'on arrive aux ailes, on  constate que parfois la surface est très réduite, (bord de fuite extrados et intrados : 20 mm !!!). Avec regret on constate qu'on a perdu du temps à tout mesurer, faire les coupes ...(On pense que l'on a été un peu c...).

Procédure d'entoilage

La toute première chose est de rayer au papier de verre les parties qui seront entoilées. Ceci a pour but de faciliter l'adhérence de la colle en créant des micro-sillons. Une fois cette première étape réalisée, on attaque le vif du sujet avec la pose d'une première couche de colle.
On prend un pinceau et on barbouille agrégrement les zones qui tiendront la toile. Ce n'est pas très compliqué mais l'odeur de la colle est pesante !!!

On repasse une deuxième couche de colle sur la première et on laisse à nouveau sécher.

Une fois les deux couches passées et bien sèches, on mesure et coupe la toile que l'on pose sur la surface à entoiler. Après avoir bien vérifier qu'il n'y a pas de plis (rassurez vous, il y en aura forcément quand la colle dégoullinera du pinceau ; un travail sans stress n'est pas un travail agréable), on passe la colle sur la toile en vérifiant que cette dernière pénètre bien (elle va entrer en contact avec les deux couches déjà posées et vont fusionner entre elles).

Il faut veiller a ce que la toile soit tout de même légèrement tendue mais pas trop sinon le collage s'avère très difficile. Au contraire, si la toile est trop flasque, la tension (par l'enduit de tension) sera plus difficile : bref c'est une galère.

Si c'était à refaire je crois que nous prendrions l'option entoilage posé usine pour nous éviter les soucis de collage de la toile. Quoique l'on dise c'est stressant, on se demande toujours si ca va tenir !

Le résultat est loin d'être parfait mais bon c'est notre premier ULM... (cela suppose t'il qu'il y en aura un deuxième???) Et puis le plus important c'est que l'ULM vole et qu'il le fasse bien.

Une fois la colle bien sèche, il faut procéder à la tension de la toile.
Il faut pour cela prendre un fer à souder, régler la température de manière très précise (avec par exemple le thermomètre vendu à prix d'or par le fabricant de la toile DIATEX). Et passer le fer sur la toile, comme on le fait pour les revêtements thermorétractables en aéromodelisme. Puis pour stabiliser la tension, on procède au passage de l'endui de tension de la toile avec un pinceau, c'est impressionnant car la toile se tend en quelques minutes et lorsque l'on tapotte dessus, elle se met a chanter !!!

Pour que le rendu soit joli, on a déposé une couche de mastic à l'endroit ou la toile était encollée sur la structure. C'est une très bonne idée et le résultat est à la hauteur de nos espérances mais lors du poncage, il faut faire extremement attention à ne pas dégrader la trame de la toile !!! En fait, pour que la bordure mastic/toile soit nette, il faut délimiter la surface à mastiquer grâce a du ruban adhésif et ne l'enlever qu'une fois le poncage terminé. La démarquation ne se voit que très peu.

 

Durée de l'étape pour nous : environ 2 mois.

L'étape suivante, c'est la peinture

Pour le sommaire des étapes de la construction, c'est par là

 

 
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