Première étape : le ponçage et le masticage

En un mot c'est long.

Première constatation : Il faut du bon matériel (papier de verre, ponceuse et cale à poncer) et y aller avec en-train ; dans la joie et la bonne humeur).

Avec du mauvais matériel, on s'en sort bien sûr mais on perd énormément de temps... (pour connaître la marque du bon matériel, allez voir un carossier, c'est la meilleure solution ou tapez nous un petit mail).

On attaque au papier de verre 120 à sec pour supprimer la couche de démoulant qui rend les pièces composites brillantes. Ca a l'air tout simple ! Ca l'est mais c'est long, car la surface n'est pas plane mais au contraire le composite est constitué de petits creux de l'ordre de 2-3mm de diametre, et le brillant reste bien entendu au fond ! il faut donc poncer et repérer les points brillant en lumière rasante !!.

Rechercher avec une pointe à tracer les trous sous les surfaces poncées pour les combler avec du mastic. On évite ainsi que la peinture parte au moindre coup sur ces trous, il faut donc les chercher avec minutie mais le Fk9  a très peu de défauts et la plupart se situaient dans l'encadrement des portes.

Ensuite on mastique. Facile pour un carrossier mais pour des novices c'est une autre histoire....

Il faut prendre une petite plaque de verre, déposer un peu de mastic (une grosse cuillère à soupe), mettre un peu de durcisseur et mélanger les deux composants. Si on met trop de durcisseur, le mastic prend avant même que l'on ai pu commencer à l'étaler sur l'appareil, si on en met pas assez, le mastic ne durcit pas, cela engorge le papier de verre lors du poncage et bien entendu il faut recommencer...

Si sur un trou on ne met pas assez de mastic, il faut recommencer plusieurs fois, si on en met vraiment trop, on perd un temps fou a poncer.

Entre la quantité de durcisseur à mettre, la quantité à mettre pour boucher un trou, et le poncage, on comprend très rapidement que c'est un vrai métier.

En fait, avec du recul on s'y est très mal pris, on a perdu beaucoup de temps sur les portes pour un résultat qui aurait du être meilleur au vu du temps passé. On a passé quand même 3 ou 4 kg de mastic. On mastiquait, ponçait et remastiquait....


Aujourd'hui, je pense que que l'on a mastiqué des zones qui n'en avaient pas besoin, il faut qu'a l'oeil se soit beau et que quand on passe la main, il n'y ait pas trop d'imperfections mais on ne regarde pas un avion comme une voiture, en fait un avion se regarde de loin, dans son ensemble alors les petits défauts ici ou la passent inapercu ou presque.
En outre, avant même la fin du montage, la peinture s'est déjà prit un certain nombre de "pets"...

Tous les mastics ne se valent pas en qualité, nous sommes tombé (par chance) sur du très bon c'est a dire très fin et bien manipulable.

Il faut bien faire la différence entre le mastic "normal" (de finition) et celui renforcé à la fibre de verre nécessaire pour combler les gros trous. Ce dernier, que nous appelions également "choucroute" est nettement plus délicat a manier. Le poncage est long et il est nécessaire de mettre une couche de mastic de finition pour arriver à un résultat correct.

Lors du démarrage, on bouchait les petit trous avec du mastic renforcé à la fibre de verre !!!!! ( les pro comprendront le problème, pour les autres c'est mission quasiment impossible et je ne vous invite pas à essayer). Nous avons perdu presque 3 semaines avant d'avoir le bon mastic (de marque DINITROL)

Après le poncage au 120, on passe au 240 à sec de facon à bien préparer la surface pour le passage de l'appret.

On ponce les ailes au 120 et la deuxième étape commence.

Durée de l'étape pour nous : environ 2 mois.

 

Pour l'entoilage, par ici

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