Quatrième étape : Les finitions

Etape passionnante, les choses avancent et l'arrivée des beaux nous a motivé. En fait cette étape est longue mais comme les actions à effectuer sont variées, les jours passent mais ne se ressemblent pas.

Il faut aménager tout l'intérieur du fuselage : installer les réservoirs, passer les durites, les fils électrique et les câbles de direction.
Ajuster et monter les consoles, monter et raccorder le moteur et bien sur faire le tableau de bord.

Le tableau de bord

Alu T4 2 mm ;nous n'avons pas utilisé celui du KIT en carbone parce que nous voulions dans un premier temps réaliser un tableau de bord temporaire pour connaître la meilleure disposition des instruments. En fait le temporaire rique de l'être pour un certain temps... (oui oui, nous sommes maintenant en mars 2007 et c'est toujours le même, le changement est prévu vers 2009, 2010 pour intégrer le transpondeur mode S)

 Le T4 c'est dur (comme du chien dirait le voisin !) et la scie sauteuse chante, faire des cercles de 52 et de 80 mm n'est pas facile, mais on y arrive puis on procède à un ajustement à la lime. Mon père est un pro de la scie sauteuse, il vous fait n'importe quoi avec. En revanche, notre voisin, celui qui possède le Jabiru ne veut pas entendre parler de cet "engin diabolique".

Quand tout est percé, joie de la peinture.
Le tableau est tout juste peint par nos soins au pistolet, un dimanche matin, dehors, sans vent, quand soudain un moustique se pose en plein millieu ! rien de grave, une petite pince et je l'aurai enlevé, ne restera que la surface de ces pattes ! Mais cet imbécile a pris idée de redécoller , bizzzzz, bizzzz il met plein gaz et hop ce qui devait arriver arriva, il fait un cheval de bois, les ailes sur la peinture !!! Il se débat tant qu'il peut. La joie ! le bonheur !!! l'extase !!! L'acétone... pour tout le monde et on recommence ! (saloperie de moustique)
Après ce fût le cablage. Rien de compliqué, il faut prévoir une distribution de positifs et de masses en faisant deux barrettes ! Nous avons soudé tous les fils sur les cosses, car les sertissages ne sont pas terribles à notre goût).
En fait il est déconseillé de souder car les vibrations peuvent faire casser les soudures et il est au contraire recommandé de sertir ; Nous avons tout faux sur ce point.
Cette étape accomplie, nous comprenons la densité de fils électrique dans un gros avion, car malgré les quelques malheureux intruments que nous avons, il y a déjà derrière le tableau de bord une sacrée quantité de fils pour relier tous les instruments.

Le tableau de bord enfin!

A gauche, vous remarquerez le panneau électrique puis respectivement par colonne de gauche a droite et de haut en bas :


Le badin (la vitesse)
Le coordinateur de virage avec bille (Pour connaitre la position des ailes par rapport a l'horizon)

L'altimetre (pour l'altitude)
Le variometre (la vitesse verticale : montée ou descente)

Le compte tours
la radio (marque FILSER modèle ATR 500)
La jauge à essence

La température d'huile
La pression d'huile
La température cylindre

L'horamètre
L'ampèremetre
Le voltmètre

Tout a droite, le support du GPS (c'est un Lowrance AIRMAP 1000)

 

 La pose des vitres

L'étape la plus délicate est l'ajustage et la pose des vitres en lexan.
Autant les petites vitres derrière et dessus sont facile à installer, autant le montage du pare-brise relève du casse tête. D'ailleurs il nous en a fallu deux.

Notre erreur dans la pose de ce pare-brise a été de commencer par le bas et donc d'avoir un pare-brise bombée sur sa partie supérieure alors qu'il fallait qu'il soit plat ! Lorsque on le mit plat, il manquait de la matière sous l'emplanture de l'aile aussi bien a droite qu'a gauche. On a eu du mal à comprendre pourquoi, en fait tout réside dans l'angle du cône.... (trop compliqué à expliquer)
Le deuxième pare-brise est plus épais (2 mm contre 1.5 mm) et on se servit du premier (en ayant rajouter du ruban adhésif et du papier pour combler le manque de matière) comme de gabarit.
L'ajustage final s'est fait en partant de l'emplanture de l'aile au niveau du bord d'attaque et le résultat est nettement meilleur puisque ce coup ci il rentre dans son logement et s'ajuste bien.

Pour l'ajustement final et la pose, nous étions quatre personnes a appuyer sur ce bout de plastique récalcitrant afin qu'il ne bouge pas, pour éviter de recommencer une troisième fois...


Le premier pare-brise avant de le casser !

Le deuxième pare-brise n'a pas posé trop de problèmes. Nous n'avions pas envie de mettre du joint d'étanchéité, mais la pluie que nous avons eu lors du montage final a démontré que c'était indispensable ! Si c'était à refaire on mettrait de la colle de carrossier, on plaquerait le pare-brise dessus , et on mettrait les rivets !

Enfin je vous laisse admirer le travail, B&F ne livrant pas de soufflets de manche à balai avec le kit, mon père les a fait lui même et le résultat est plutôt grandiose je trouve, non? (Nous pouvons fournir les cotes pour les réaliser).

Vous noterez également les inserts alu qui tiennent les soufflets

Durée de l'étape : 2 mois 1/2

 Et on ne vous parle pas de la remorque que l'on a faite ! on vous donnera nos plans (à vrai dire on reprendra toutes les mesures car c'est pas facile à bien équilibrer ! ).

Enfin, la conclusion sur la construction !

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